C’est lundi que lisez-vous #15

De retour pour le rendez-vous du lundi organisé par le blog de Galleane !

Qu’ai je lu la semaine passée ?

J’ai terminé Miserere de Bernard Clavel, une plongée dans le grand nord canadien des années 1930, que j’ai toutefois trouvée moins émouvante et moins « ambiancée » que dans son roman Harricana.

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Deux expos pour l’automne : Zao Wou-Ki et Jakuchu

Figuratif, non-figuratif… cet automne il y en a pour tous les goûts ! Et pour célébrer la couleur, je tiens à vous parler d’une exposition coup de cœur : Zao Wou-Ki (1920-2013) au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris.

Peintures monumentales, ambiance contemplative… Certaines toiles donnent une impression de violence, avec leurs couleurs de terre ravagée et leurs mouvements brusques de révolte, tandis que d’autres, plus éthérées, nous enveloppent d’un halo prismatique. On ressort, malgré ce contraste, plutôt apaisé de cette exposition évoquant l’immensité de paysages naturels comme l’insondable profondeur des émotions humaines.

Zao Wou-Ki, 01.04.66, collection particulière

Zao Wou-Ki, 01.04.66, collection particulière

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La couleur de la pluie

C’est l’été, pas question de se laisser décourager par une petite pluie ! D’autant que les intempéries d’été offrent souvent de magnifiques visions, immortalisées par les peintres de tous poils.

Pour vous remonter le moral, regardez par exemple les œuvres d’Olivier Debré. Son monde pictural très aquatique s’ordonne tout entier autour de l’idée de fluidité. Ses coulures colorées évoquent l’eau de pluie dégoulinant sur une vitre, les fonds changeants d’un ciel nuageux après l’orage…

Olivier Debré, Orange Gris Bleu, 1974

Olivier Debré, Orange Gris Bleu, 1974

L’œuvre Orange Gris Bleu évoque parfaitement l’atmosphère humide d’une averse d’été, avec ici un ciel trouble conférant au sol une tonalité de vert sale.

Claude Monet, Falaise à Pourville, pluie, 1896, collection particulière

Claude Monet, Falaise à Pourville, pluie, 1896, collection particulière

Les Falaises de Pourville de Monet sont en revanche balayées par un flot dru faisant écho à l’agitation de la mer en-dessous. Le mélange de bleu foncé et de rose-mauve évoque avec subtilité un climat sombre (ici la Normandie).

Vincent Van Gogh, Champ de blé sous la pluie, 1889, Philadelphia Museum of Art

Vincent Van Gogh, Champ de blé sous la pluie, 1889, Philadelphia Museum of Art

A l’inverse, bien que dans des tons éteints, l’ambiance est plus légère chez van Gogh. De fait, le champ sous la pluie a été peint à Arles où le soleil n’est jamais bien longtemps absent. La pluie, claire, est formée de traits gris qui se prolongent de blanc, effet du soleil s’y reflétant. Ce dernier est déjà prêt à percer derrière les nuages qui surplombent les collines en haut de la toile.

Zao Wou Ki, 18.9.65, 1965, collection particulière

Zao Wou Ki, 18.9.65, 1965, collection particulière

Pour terminer, plongez-vous à l’envi dans les toiles de Zao Wou Ki, comme cette œuvre de 1965 dont les quelques formes présentes au premier et à l’arrière-plan s’effacent dans le flou d’un bleu dense, travaillé tantôt sous forme de vagues, tantôt sous formes de traînées de pluie, tantôt sous forme d’embruns… Marine ou paysage subaquatique ? A vous d’en décider…