Camille Pissarro, impressions gravées

Le musée Tavet-Delacour de Pontoise (Val-d’Oise) consacre jusqu’en juin 2017 une très belle exposition aux gravures réalisées par Camille Pissarro à la fin du 19ème siècle.

Camille Pissarro, Baigneuse aux oies, 1895, Paris,BNF

Camille Pissarro, Baigneuse aux oies, 1895, Paris,BNF

L’artiste a expérimenté de nombreuses techniques : gravure mécanique sur cuivre (avec burins, gouges et pointes-sèches), gravure chimique par morsure d’acide (aquatinte, eau-forte, vernis mou), gravure sur pierre (lithographie), mais aussi gravure en couleurs (monotype, eau-forte en couleur).

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Le réverbère

Signe de la modernité, il scande le paysage urbain et retient l’attention des peintres et photographes dès la fin du 19ème siècle.

Giacomo Balla - La lampe à arc - 1909

Giacomo Balla – La lampe à arc – 1909

Le réverbère est populaire : nouveau phare citadin, il ponctue les places et les boulevards haussmanniens que se plaisent à représenter les impressionnistes comme Caillebotte ou Pissarro.

Gustave Caillebotte - Un refuge, boulevard Haussmann - 1880

Gustave Caillebotte – Un refuge, boulevard Haussmann – 1880

Camille Pissarro - Boulevard Montmartre, effet de nuit - 1897

Camille Pissarro – Boulevard Montmartre, effet de nuit – 1897

La nuit, son éclat module l’espace vide alentour et crée une tension entre plein et vide, entre ombre et lumière. La photographie du début du 20ème siècle n’aura de cesse de jouer sur cet élément si riche de potentialités créatives.

André Kertesz - Square la nuit, Paris - 1926

André Kertesz – Square la nuit, Paris – 1926

Jozsef Rippl-Ronai - Un parc la nuit - 1892/95

Joszef Rippl-Ronai – Un parc la nuit – 1892/95

André Kertesz - Daisy Bar, Montmartre - 1930

André Kertesz – Daisy Bar, Montmartre – 1930

Brassaï - Escaliers de la butte Montmartre - 1936

Brassaï – Escaliers de la butte Montmartre – 1936

L’éclairage au gaz démodé, le réverbère électrique est aujourd’hui en passe de devenir banal. Pourtant, un certain courant de la photographie contemporaine persiste à évoquer à travers lui, avec une certaine mélancolie, les similitudes encore palpables avec le Paris du début de siècle. Là où le calme de la nuit n’était pas encore bouleversé par l’écho maladif de lumières omniprésentes.

Alain Fleischer - Sans titre - 1989

Alain Fleischer – Sans titre – 1989