Willem De Kooning – Peindre pour en découdre

Jackson Pollock, avec sa technique de l’action painting, n’est pas le seul peintre américain à avoir fait du geste et de l’action des éléments déterminants sa peinture. C’est aussi le cas du peintre Willem de Kooning (1904-1997).

Willem de Kooning, Abstraction, 1949-1950, Madrid, Musée Thyssen-Bornemisza

Willem de Kooning, Abstraction, 1949-1950, Madrid, Musée Thyssen-Bornemisza

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Guernica, la violence intemporelle

Aujourd’hui, petit focus sur une œuvre de Pablo Picasso : Guernica.

Pablo Picasso, Guernica, 1937, Madrid, Musée Reina Sofia

Pablo Picasso, Guernica, 1937, Madrid, Musée Reina Sofia

Cette toile immense représente les bombardements du village de Guernica par l’aviation allemande alliée de Franco en 1937. L’œuvre est exposée au Pavillon Espagnol de l’exposition universelle de 1937 qui se tient à Paris.

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Le chant des couleurs

Aujourd’hui, partons sur les traces d’un peintre pionnier de l’expressionnisme abstrait américain : Hans Hofmann.

Né en Allemagne en 1880, il passe le début du 20ème siècle en France, où il s’imprègne des avant-gardes. Il sera ainsi marqué par le fauvisme d’un Braque ou d’un Matisse, l’abstraction de Kandinsky, ou encore l’orphisme représenté par les époux Delaunay. Ces grands courants ont en commun l’exaltation de la couleur, l’éclatement et la mobilité des formes dans l’espace pictural. Ces principes deviennent les charnières de l’œuvre de Hofmann.

A Paris, Hofmann fréquente Picasso, Braque, les Delaunay et Matisse. Ses œuvres de jeunesse sont tributaires de leurs influences, notamment les intérieurs inspirés des ateliers de Matisse ou de Picasso.

Hans Hofmann, Interior composition, 1935, Berkeley Art Museum

Hans Hofmann, Interior composition, 1935, Berkeley Art Museum

 

Henri Matisse, L'atelier rose, 1911, Musée Pouchkine, Moscou

Henri Matisse, L’atelier rose, 1911, Musée Pouchkine, Moscou

Hans Hofmann, Table with teakettle, green vase and red flowers, 1936, Berkeley Art Museum

Hans Hofmann, Table with teakettle, green vase and red flowers, 1936, Berkeley Art Museum

Pablo Picasso, Grande nature morte au guéridon, 1931, Musée Picasso, Paris

Pablo Picasso, Grande nature morte au guéridon, 1931, Musée Picasso, Paris

Hans Hofmann, Still life, Yellow table on green, 1936, Dallas Art Museum

Hans Hofmann, Still life, Yellow table on green, 1936, Dallas Art Museum

 A partir de 1933, Hofmann émigre aux États-Unis. Se libérant peu à peu de l’empreinte du figuratif, Hofmann expérimente dans les années 1940 une conjonction de couleurs lumineuses et de formes fluides.

Hans Hofmann, Provincetown House, 1940, collection privée

Hans Hofmann, Provincetown House, 1940, collection privée

Hans Hofmann, Fantasia, 1943, Berkeley Art Museum

Hans Hofmann, Fantasia, 1943, Berkeley Art Museum

Il travaille par coulées et jets de peinture. Cette technique sera reprise et portée à son apogée par Jackson Pollock, sous le nom de « Dripping ».

Hans Hofmann, Spring, 1944-45, MOMA, New York

Hans Hofmann, Spring, 1944-45, MOMA, New York

Jackson Pollock, Convergence, 1952, Albright Knox Art Gallery, Buffalo

Jackson Pollock, Convergence, 1952, Albright Knox Art Gallery, Buffalo

Après les tournures fluctuantes, Hofmann passe dans la décennie suivante à des formes plus denses et structurées.

Hans Hofmann, Equinox, 1958, Berkeley Art Museum

Hans Hofmann, Equinox, 1958, Berkeley Art Museum

Hans Hofmann, Miz, pax vobiscum, 1964, Modern Art Museum of Fort Worth

Hans Hofmann, Miz, pax vobiscum, 1964, Modern Art Museum of Fort Worth

Ses superpositions de carrés influenceront peut-être Mark Rothko, qui fut son élève avec Lee Krasner ou encore Helen Frankenthaler.

Mark Rothko, n°5-n°22, vers 1950, MOMA, New York

Mark Rothko, n°5-n°22, vers 1950, MOMA, New York

Hans Hofmann, The conjuror, 1959, Städtische Galerie im Lenbachhaus und Kunstbau München, Munich

Hans Hofmann, The conjuror, 1959, Städtische Galerie im Lenbachhaus und Kunstbau München, Munich

Hans Hofmann, Above deep waters, 1959, Berkeley Art Museum

Hans Hofmann, Above deep waters, 1959, Berkeley Art Museum

 Au-delà du cercle des élèves, la pâte du maître se retrouve aussi chez d’autres tenants de l’expressionnisme abstrait américain comme Joan Mitchell ou Willem De Kooning.

Willem De Kooning, Composition, 1955, Guggenheim Museum, New York

Willem De Kooning, Composition, 1955, Guggenheim Museum, New York

Joan Mitchell, L'ecole buissonniere, vers 1959, Hammer Museum, Los Angeles

Joan Mitchell, L’ecole buissonniere, vers 1959, Hammer Museum, Los Angeles

Mort en 1966, Hans Hofmann aura donc été un jalon central de l’expressionnisme coloré au 20ème siècle. S’il a influencé nombre de protagonistes de l’art abstrait américain, n’oublions pas qu’il a tout autant reçu, se nourrissant d’échanges constants avec ses contemporains.

En revanche, la conception artistique d’Hofmann a ceci de particulier qu’elle revendique la musicalité des gestes picturaux, plutôt que l’action dynamique (Pollock) voire violente (De Kooning), ou encore le flottement méditatif (Frankenthaler, Rothko…).

Tout au long de sa carrière, Hofmann parle en effet en termes musicaux de sa peinture : la couleur permet selon lui de créer des intervalles, des tensions harmoniques… Cette conception mélodique de la peinture est héritée des idées de Robert Delaunay mais bien plus encore de Frantisek Kupka. Ce dernier s’appuie en effet sur la « gamme » chromatique pour créer un champ/chant harmonique dans lequel entrent en résonance les formes. Des œuvres aux titres évocateurs tels que « Les touches de Piano » ou « Fugue » convoquent ainsi, par les accords de formes verticales ou sphériques, par la vibration des couleurs, le déroulement d’un concert. Ou quand l’abstraction visuelle transpose l’abstraction sonore.

Frantisek Kupka, Les touches de piano, 1909, Narodni Galerie, Prague

Frantisek Kupka, Les touches de piano, 1909, Narodni Galerie, Prague

Frantisek Kupka, Etude pour Amphora, Fugue à deux couleurs et Amorpha, Chromatique chaude, 1911-12, Guggenheim Museum, New York

Frantisek Kupka, Etude pour Amphora, Fugue à deux couleurs et Amorpha, Chromatique chaude, 1911-12, Guggenheim Museum, New York

Frantisek Kupka, Disques de Newton, Etude pour Fugue à deux couleurs, vers 1911, Philadelphia Museum of art

Frantisek Kupka, Disques de Newton, Etude pour Fugue à deux couleurs, vers 1911, Philadelphia Museum of art

Cette même recherche d’accords subtils et de notes fugaces, fondus en un délicat équilibre, porte tout l’œuvre de Hans Hofmann.

Hans Hofmann, One Afternoon, 1955, The Phillips Collection, Washington

Hans Hofmann, One Afternoon, 1955, The Phillips Collection, Washington

Wifredo Lam au Centre Pompidou

Une fois n’est pas coutume, je sacrifie à la mode de l’actualité pour vous proposer un petit guide de visite de l’exposition Wifredo Lam qui se tient en ce moment au Centre Pompidou.

Les œuvres rassemblées par le musée documentent le long parcours artistique de ce cubain aux inspirations éclectiques, qui aura voyagé en France, aux États-Unis, aux Antilles, à Haïti, en Italie….

Wifredo Lam, La Ventana I, 1935, Perez Art Museum, Miami

Wifredo Lam, La Ventana I, 1935, Perez Art Museum, Miami

Les œuvres de jeunesse de l’artiste montrent déjà une assimilation de l’art occidental : la Ventana I évoque ainsi sans détours les fenêtres d’Henri Matisse, tandis que le Réveil rend hommage aux figurations de Gauguin et de Picasso, références incontournables pour Lam.

Wifredo Lam, Le Reveil, 1938, collection particulière

Wifredo Lam, Le Reveil, 1938, collection particulière

Le Portrait de H.H. doit également beaucoup à l’influence picassienne, tant sur la forme du dessin aux courbes douces et aux tons pastels et brossés, que sur le fond, avec l’emprunt de la figure du minotaure, ici féminisée.

Wifredo Lam, Sans titre, portrait de H.H., vers 1943, collection privée

Wifredo Lam, Sans titre, portrait de H.H., vers 1943, collection privée

A partir de 1938, Lam séjourne à Paris où il fait la connaissance de Picasso et des milieux surréalistes. Il reprend à son compte la mythologie du groupe et ses faune et flore caractéristiques : cheval (voir Salvador Dali), oiseaux (voir Max Ernst), minotaure (voir André Masson). Tout comme les surréaliste, il s’intéresse aux arts premiers : masques africains, art rupestre, art caribéen sont autant de points d’accroche qu’il traduit ensuite sous forme plastique.

Wifredo Lam, La Jungle, 1943, New York, MOMA

Wifredo Lam, La Jungle, 1943, New York, MOMA

Ainsi, la Jungle, œuvre de 1943, montre comment Lam fond tous ces éléments cosmopolites en une vision de la jungle originelle, chaotique mais pleine de possibilités, de couleurs, de formes en gestation.

Cette œuvre illustre tout le vocabulaire cher à Lam : une opposition de formes naturelles douces et rondes (feuilles, troncs d’arbres et jambes, fruits, seins) et de formes aigües, acérées (griffes, ciseaux, cornes, sabots…).

Wifredo Lam, Les Noces, 1947, Berlin, Staatliche Museen

Wifredo Lam, Les Noces, 1947, Berlin, Staatliche Museen

Cette opposition pointu/galbé se double bien souvent d’une composition savamment architecturée, alternant lignes horizontales et verticales, comme on peut le constater par exemple dans Les Noces. La puissance expressive du peintre sert une narration énigmatique qui fascine aisément le contemplateur.

Toutefois, les scènes et personnages qui nous sont donnés à voir sont bien souvent inquiétants.

Wifredo Lam, clairvoyance, 1950

Wifredo Lam, clairvoyance, 1950

Clairvoyance repose sur ce concept d’inquiétante étrangeté théorisé par Freud. La scène nous semble familière (une femme allongée sur un lit d’hôpital ? une scène d’accouchement ??), mais un malaise opère pourtant. En effet, certains détails nous renvoient inconsciemment l’image d’une menace : les personnages entourant la femme, avec leurs formes monstrueuses, vont-ils procéder à un acte de soin, ou à une chirurgie torturante ?

La tête du grand personnage sur la droite du tableau rappelle celle de La Fiancée.

Wifredo Lam, la fiancée, 1950, collection particulière

Wifredo Lam, la fiancée, 1950, collection particulière

Le cou de la jeune femme s’est mué en machine à coudre. Vision inquiétante qui rappelle la Perforatrice (tout un programme !) d’Epstein, ou les machines délirantes de Dali.

Jacob Epstein, la perforatrice, 1913, Tate Gallery, Londres

Jacob Epstein, la perforatrice, 1913, Tate Gallery, Londres

Salvador Dali, Machine à coudre avec parapluies dans un paysage surréaliste, 1941, collection particulière

Salvador Dali, Machine à coudre avec parapluies dans un paysage surréaliste, 1941, collection particulière

De l’explosion de couleurs aux sombres tons terreux, de la joie de vivre à l’irrésistible attrait de l’étrange, il ne vous reste plus qu’à vous forger votre propre opinion en visitant cette belle exposition. A voir jusqu’au 15 février 2016 au Centre Pompidou, Paris.

***

Pour prolonger le plaisir, je vous conseille de faire un tour dans les collections permanentes du musée. Voici donc pour terminer quelques œuvres coup de cœur. Saurez-vous les retrouver ?

Pablo Picasso, Femme aux pigeons, 1930, Paris, MNAM

Pablo Picasso, Femme aux pigeons, 1930, Paris, MNAM

Pour commenter cette très belle œuvre, je laisse la parole à un tout jeune visiteur que j’ai pu entendre lors de ma visite :

« C’est une fille qui mange du foin et qui tient une poule et un œuf ! »

Gabriele Münter, Drachenkampf, 1913, Paris, MNAM

Gabriele Münter, Drachenkampf, 1913, Paris, MNAM

Gabriele Münter, artiste proche de Kandinsky, peint ici sa version du combat biblique de Saint Georges contre le Dragon, la plus colorée que j’ai jamais vu ! A noter que le dragon reprend l’apparence des dragons de l’Apocalypse tels que figurés dans les manuscrits médiévaux (animal à plusieurs têtes).

Henri Michaux, le prince de la nuit, 1937

Henri Michaux, le prince de la nuit, 1937

Poétique, mélancolique et humoristique à la fois, voici la Mort contemplant les étoiles depuis son fauteuil…

Adrian Ghenie, Pie Fight Interior 11, 2014, Paris, MNAM

Adrian Ghenie, Pie Fight Interior 11, 2014, Paris, MNAM

Cette œuvre contemporaine de taille imposante propose un regard intrigant sur un intérieur vieillot, figé comme dans un arrêt sur image cinématographique, mais dynamité par des éclaboussures colorées. Le personnage est quant à lui en prise directe avec cette matière qui macule la toile. En est-il le créateur (il semble « souffler » de la peinture comme des bulles de savon) ? Ou bien cette matière l’étouffe-t-il a tout comme elle vient défigurer son environnement ?

Surprises à la Picasso

Petite visite du musée Picasso un samedi maussade. Outre les chefs-d’œuvre indéniables de l’artiste – magnifiques sculptures de la Chèvre, la Guenon et son Petit, portraits d’Olga, de Dora Maar et de Marie Thérèse, Nature morte à la Chaise Cannée et autres guitares – j’ai repéré pour vous quelques détails hors des sentiers battus.

Voici donc quelques œuvres qui ont retenu mon attention :

Et pour commencer en faisant le lien avec mon précédent article sur Don Quichotte, aviez-vous remarqué sa présence dans la célèbre Crucifixion de 1930 ?

Pablo Picasso, Crucifixion, 1930, Musée Picasso, Paris

Pablo Picasso, Crucifixion, 1930, Musée Picasso, Paris

Notre petit chevalier prend ici la place du soldat perçant le flanc de Jésus dans l’iconographie traditionnelle. En bas à droite, on retrouve les soldats jouant aux dés la tunique du Christ, toujours dans le respect de l’iconographie chrétienne. Le personnage denté et voilé qui semble vouloir mordre le Christ est-il la Vierge, que la douleur rend « monstrueuse »(car une telle douleur ne peut que dénaturer) ? Enfin notons le personnage rouge en haut de l’échelle qui enfonce les clous dans les mains du Christ comme un petit travailleur bien consciencieux…

Pablo Picasso, Le sacré coeur, 1909/1910, Musée Picasso, Paris

Pablo Picasso, Le sacré coeur, 1909/1910, Musée Picasso, Paris

Autre œuvre intéressante, une vision cubiste du Sacré Cœur. On connaît les portraits et natures mortes cubistes, bien moins les architectures qui pourtant revêtent, à l’aune de la diffraction cubiste, un aspect moderne et labyrinthique. On peut comparer cette œuvre avec les très belles productions de George Braque autour du château de La Roche-Guyon.

Georges Braque, Le château de la Roche Guyon, 1909, Stockholm, Moderna Museet

Georges Braque, Le château de la Roche Guyon, 1909, Stockholm, Moderna Museet

Picasso était un artiste extrêmement cultivé. Il a puisé son inspiration aussi bien dans les arts premiers (masques rituels du Gabon, du Mali, du Vanuatu….) que dans ses contemporains (Gauguin, Cézanne, Matisse), sans oublier ses « classiques », les grands maîtres Ingres, Raphäel, Manet… dont il reprendra les compositions tout au long de sa vie. Pour preuve ces Trois hollandaises reprenant la composition canonique des Trois Grâces.

Pablo Picasso, Les Trois hollandaises, 1905, Musée Picasso, Paris

Pablo Picasso, Les Trois hollandaises, 1905, Musée Picasso, Paris

Raphaël, Les Trois Grâces, 1504/1505, Musée Condé, Chantilly

Raphaël, Les Trois Grâces, 1504/1505, Musée Condé, Chantilly

Baron Regnault, Les Trois Grâces, 1798, Musée du Louvre

Baron Regnault, Les Trois Grâces, 1798, Musée du Louvre

Les Deux baigneuses m’ont fortement marquée : il s’agit d’une des œuvres où la dislocation des corps est la plus flagrante.

Picasso, Deux baigneuses, 1920, Musée Picasso, Paris

Picasso, Deux baigneuses, 1920, Musée Picasso, Paris

Ici les seins coulent, les jambes s’amollissent, les torses s’étirent ou se contractent… Mais surtout, Picasso nous donne à voir des morceaux de corps et non plus un corps construit ! La tête de la baigneuse de gauche ne repose ainsi pas au bon endroit sur le tronc. Sa jambe repliée débouche artificiellement d’un drap qui masque le vide. La jambe gauche disparaît quant à elle, tandis qu’une troisième jambe émerge au milieu des deux premières… Que dire de la baigneuse de droite, affublée d’une tête réduite à la mode jivaro, et fondamentalement désossée ?

Pablo Picasso, Femmes à leur toilette, 1938, Musée Picasso, Paris

Pablo Picasso, Femmes à leur toilette, 1938, Musée Picasso, Paris

Reparlons des « emprunts » de Picasso. L’envahissement du motif et la femme dévorée par la tapisserie vient en droite ligne des recherches d’Henri Matisse, éternel ami/rival de Picasso… A voir dans le même esprit, tous les papiers découpés de Matisse.

Henri Matisse, La famille du peintre, 1911, Musée de l'Ermitage, Saint Pétersbourg

Henri Matisse, La famille du peintre, 1911, Musée de l’Ermitage, Saint Pétersbourg

Henri Matisse, Pianiste et joueurs d'échecs, 1924, National Gallery, Washington

Henri Matisse, Pianiste et joueurs d’échecs, 1924, National Gallery, Washington

Pablo Picasso, Le Faucheur, 1943, Musée Picasso, Paris

Pablo Picasso, Le Faucheur, 1943, Musée Picasso, Paris

Une sculpture que je ne connaissais pas, le Faucheur, simple moissonneur ou figuration cathartique de la mort, qui serait finalement innocente comme un enfant ?

Pablo Picasso, La Minotauromachie, 1935, Musée Picasso, Paris

Pablo Picasso, La Minotauromachie, 1935, Musée Picasso, Paris

Et pour terminer, une minotauromachie… sans détailler l’oeuvre, extrêmement complexe, on remarquera l’analogie du cheval avec un dragon, gueule ouverte et naseaux fumants… Réminiscence des combats de Saint Georges contre le Dragon, ou du Dragon guère plus sympathique de l’apocalypse ?