Lectures de l’été

Après de méritées vacances, la Labyrinthèque reprend du service !

Loin d’être restée inactive, voici le bilan des lectures de vacances, entre biographies romancées, fantastique, romans historiques, romans d’aventures, et romans pour enfants !

Couverture de l'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford de Ron Hansen

Couverture de l’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford de Ron Hansen

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Lectures d’été

Vous partez en vacances ? Que vous alliez loin ou que vous restiez dans votre jardin, voici une liste de livres qui vous permettront de vous évader en toute circonstance !

Alors pour faire le plein d’aventures et d’exotisme piochez au choix :

Les aventures de Tom Sawyer et Les aventures de Huckleberry Finn de Mark Twain : une écriture chatoyante évoquant à merveille les paysages américains du siècle passé, des personnages truculents rivalisant de coquinerie, des aventures d’enfants qui fascineront tous les grands…

Thomas Hart Benton, Les aventures d'Huckleberry Finn, 1937, Missouri State Capital, Jefferson City

Thomas Hart Benton, Les aventures d’Huckleberry Finn, 1937, Missouri State Capital, Jefferson City

L’île au trésor de Robert Louis Stevenson : l’été est bien propice à un peu de piraterie ! Et il faut dire que les coups tordus s’enchaînent, les personnages ô combien pittoresques (il y a de l’aveugle, de la jambe de bois et du perroquet là-dedans) et souvent machiavéliques portant à merveille le récit qui se lit d’un trait (de rhum bien sûr).

– Pour les amateurs de solitude, ne manquez pas l’île déserte de Robinson en lisant Robinson Crusoë de Daniel Defoe, ou la version moderne de Michel Tournier, Vendredi ou les limbes du Pacifique. Amusez-vous à comparer les deux visions du monde développées par les auteurs : un monde reconstruit chez Defoe – Robinson rebâtissant une civilisation à l’aune de ce qu’il connaît – face à un monde reconstruit puis déconstruit pour être enfin découvert, approché au plus près, dans sa nature et son essence intemporelle chez Tournier. Dans le récit de ce dernier, Robinson accepte de fait d’oublier ce qu’il connaît, se dépouille des reliquats de civilisation pour « épouser » la Terre comme le lui montre Vendredi…

– Si vous aimez les frissons, je vous conseille une autre île : L’île du docteur Moreau de H.G. Wells. D’étranges et glaçantes expérimentations s’y trament. Une seule certitude, celle de ressortir de cette lecture taraudé de questions : qu’est ce que l’humanité ? qu’est ce qu’être inhumain ? Où commence la nature et où finit l’animalité ? L’humanité est-elle dénaturante ? Ou est-ce la lutte contre les pulsions bestiales qui nous ronge et qui, peut-être, nous définit ?

– Et pour ceux qui feraient une indigestion d’îles flottantes, mais qui cherchent toutefois un peu d’exotisme, pourquoi ne pas se diriger en Inde pour découvrir Pavillons Lointains de M.M. Kaye ? L’écriture léchée de l’auteur fait découvrir une Inde rutilante, des joyaux des maharadjas aux dentelles architecturales des palais, en passant par les sommets brumeux se parant de couleurs crépusculaires… Au-delà du plaisir de lecture, l’histoire, passionnante, vous fera revivre, à travers les péripéties et les amours contrariés d’Ash et d’Anjuli, les conflits vécus par l’Inde et l’Afghanistan sous domination anglaise.

Temple de Lakshmana à Khajuraho, milieu du 10ème siècle

Temple de Lakshmana à Khajuraho, milieu du 10ème siècle

– Dans un souci d’exhaustivité n’oublions pas le continent africain, que vous pourrez découvrir en lisant Le Lion, de Joseph Kessel. La nature foisonnante, imposante du Kenya, sa terre riche et capricieuse y chantent à l’unisson avec les animaux, dont les nobles lions. Mais les hommes, bien que petits grains de sable face à cette nature majestueuse, jouent toutefois leur rôle. Car ce sont les grains de sable qui enrayent les rouages et font dérailler les « mécaniques » de la nature…

Franz Marc, Le rêve, 1912, Musée Thyssen Bornemisza, Madrid

Franz Marc, Le rêve, 1912, Musée Thyssen Bornemisza, Madrid