La Liseuse

Aujourd’hui parlons de la Liseuse. Non pas le terminal de lecture dernier cri, mais bien le tableau de Jean-Honoré Fragonard peint vers 1769.

Depuis toute petite, cette œuvre personnifie pour moi le plaisir de la lecture.

Jean-Honoré Fragonard, La Liseuse, vers 1769, Washington, National Gallery of Art

Jean-Honoré Fragonard, La Liseuse, vers 1769, Washington, National Gallery of Art

La lectrice, de profil, ne nous regarde pas mais est absorbée par son livre. La taille modeste du livre accentue l’effet d’intimité. La jeune femme a des traits délicats et rosés, traduisant une âme sensible et capable de passion (intellectuelle). Son expression calme et sa posture bienséante mais néanmoins confortable donnent l’image d’une personne distinguée.

La tonalité jaune vif de la robe de la jeune femme, qui irradie jusqu’au mur, permet de tisser une ambiance chaleureuse. On imagine la jeune femme assise au rebord d’une fenêtre, un beau jour de printemps.

La touche virevoltante et l’aspect presque « non fini » sont caractéristiques de Fragonard. Ce tableau, en tant qu’image métaphorique de la lecture, offre un aspect spontané et abstrait. En effet, l’aventure que procure à chacun la lecture d’un livre – ou la contemplation d’un tableau – est unique et indicible. Là est la part de mystère que Fragonard nous livre avec délices.

3 réflexions au sujet de « La Liseuse »

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