Spires

A l’image du labyrinthe, la spirale est un motif évocateur d’infini.

Toutefois, la progression de la spirale, loin d’être chaotique et confuse comme celle du labyrinthe, est linéaire et harmonieuse.

Gustave Klimt, l'Arbre de vie, vers 1905-1909, Palais Stoclet, vers Bruxelles

Gustave Klimt, l’Arbre de vie, vers 1905-1909, Palais Stoclet, vers Bruxelles

L’enroulement organique qu’elle propose rappelle à notre regard des formes naturelles familières : feuillages, rinceaux, coquilles, cochlée… et jusqu’à la forme de certaines galaxies.

Alexandre Calder, Trois spirales, tapisserie, 1975, Smithsonian American Art Museum, Washington

Alexandre Calder, Trois spirales, tapisserie, 1975, Smithsonian American Art Museum, Washington

Le mouvement hypnotique de la spirale de Calder est à rapprocher des expériences cinétiques de Marcel Duchamp et surtout de l’Op Art des années 1950-1970. L’œuvre de Marina Apollonio joue sur la sensation de vertige puisqu’elle est destinée à être placée à même le sol. En marchant sur l’oeuvre, le spectateur peut alors se sentir happé par celle-ci.

Marcel Duchamp, Rotorelief n°11 Eclipse totale Rotorelief n°12 Spirale blanche, 1935, Paris, Centre Pompidou

Marcel Duchamp, Rotorelief n°11 Eclipse totale Rotorelief n°12 Spirale blanche, 1935, Paris, Centre Pompidou

Marina Apollonio, Dinamica circolare, 1968, collection privée

Marina Apollonio, Dinamica circolare, 1968, collection privée

Les spires architecturales jouent des effets de lumière ou des contrastes entre pleins et vides alors que les tourbillons poissonniers d’un Escher abusent de notre perception pour tendre vers l’insondable.

Vladimir Tatline, Monument à la IIIè Internationale, 1919 (maquette de 1979), Paris, Centre Pompidou

Vladimir Tatline, Monument à la IIIè Internationale, 1919 (maquette de 1979), Paris, Centre Pompidou

Germaine Krull, Escalier, vers 1930

Germaine Krull, Escalier, vers 1930

MC Escher, Tourbillons, 1957

MC Escher, Tourbillons, 1957

Enfin, les artistes du land art proposent des spirales artificielles connectées avec la nature, symbolisant la tentative de l’homme de retourner à ses racines.

Robert Smithson, Spiral Jetty, 1970, Great Salt Lake, Utah

Robert Smithson, Spiral Jetty, 1970, Great Salt Lake, Utah

Si la spirale de Robert Smithson a un caractère perpétuel, les œuvres d’Andy Goldsworthy sont en revanche éphémères, ne subsistant qu’à l’état de trace par la photographie. Ainsi, en fin de compte, la nature a le dernier mot.

Andy Goldsworthy, Icicle spiral, 1987

Andy Goldsworthy, Icicle spiral, 1987

Je ne peux terminer cet article sans vous inviter à lire ce très beau poème de Yeats, tiré du recueil L’escalier en spirale auquel j’ai déjà consacré quelques articles !

Pour aller plus loin

⇒ Un article sur l’Op Art sur le très bon site Aparences

⇒ Un dossier thématique consacré à l’art cinétique sur le site du Centre Pompidou

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2 réflexions au sujet de « Spires »

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