C’est lundi que lisez-vous #8

La Labyrinthèque participe au rendez-vous littéraire du lundi initié par Mallou et repris par Galleane. Le principe est simple :

« Il vous suffit chaque lundi de répondre à ces trois questions :
Qu’ai-je lu la semaine passée ?
Que suis-je en train de lire en ce moment ?
Que vais-je lire ensuite ? »

J’ai passé la semaine dernière à bord de La Belle Sauvage, du nom du canot dans lequel Alice et Malcolm tentent d’échapper aux ravisseurs de la petite Lyra. Ce roman de Philip Pullman, qui précédè la magnifique trilogie A la croisée des mondes, est tout aussi magique que ses autres écrits.

Dans un monde où les humains sont liés à des âmes-soeurs de forme animale, les daemons, deux enfants se chargent de protéger le bébé Lyra, traquée par le Conseil de Discipline Consistorial et un savant dérangé.

La critique de la religiosité radicale et la vulgarisation scientifique (Pullman aborde la physique quantique à travers la particule qu’il nomme « Poussière ») sont bien menées même si le mystère qui entoure la « Poussière » reste intact. Par ailleurs, les raisons qui font de Lyra une enfant spéciale sont peu explicites et obligent à connaître la trilogie A la croisée des mondes.

Seule la fin, un peu rapide, peut décevoir. Un petit épilogue faisant la liaison avec les évènements d’A la croisée des mondes serait à mon sens bienvenu.

Je lis en ce moment La case de l’oncle Tom en version allemande. Le langage est assez soutenu et le roman, écrit en 1852, a une narration lente, avec peu de rebondissements. Harriet Beecher Stowe s’attache surtout à décrire les émotions des « nègres » esclaves, les pensées mesquines des esclavagistes, et au contraire les élans de bonté des abolitionnistes. Ces différents « camps » sont toutefois nuancés : certains abolitionnistes regrettent l’esclavage parce que les noirs sont malheureux et les familles séparées, d’autres parce qu’ils jugent le fait de réduire quelqu’un en esclavage intolérable. A l’inverse, certains esclavagistes sont méprisants et maltraitent les esclaves par pure jouissance, d’autres sont des commerçants qui ne pensent qu’en termes de bénéfices et pertes.

Pour changer de registre, j’aimerais lire ensuite la Dame Pâle d’Alexandre Dumas.

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4 réflexions au sujet de « C’est lundi que lisez-vous #8 »

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