Camille Pissarro, impressions gravées

Le musée Tavet-Delacour de Pontoise (Val-d’Oise) consacre jusqu’en juin 2017 une très belle exposition aux gravures réalisées par Camille Pissarro à la fin du 19ème siècle.

Camille Pissarro, Baigneuse aux oies, 1895, Paris,BNF

Camille Pissarro, Baigneuse aux oies, 1895, Paris,BNF

L’artiste a expérimenté de nombreuses techniques : gravure mécanique sur cuivre (avec burins, gouges et pointes-sèches), gravure chimique par morsure d’acide (aquatinte, eau-forte, vernis mou), gravure sur pierre (lithographie), mais aussi gravure en couleurs (monotype, eau-forte en couleur).

Camille Pissarro, Quatre baigneuses, vers 1895, Le Havre, Musée d'art moderne

Camille Pissarro, Quatre baigneuses, vers 1895, Le Havre, Musée d’art moderne

Chaque procédé apporte un rendu différent : granularité, impression de tracé incisif avec la pointe sèche ; fluidité plus ou moins prononcée selon le travail de l’eau-forte, contrastes lumineux puissants avec l’aquatinte…

Camille Pissarro, Femme dans un potager, 1880, Pontoise, Musée Camille Pissarro

Camille Pissarro, Femme dans un potager, 1880, Pontoise, Musée Camille Pissarro

Pissarro, fidèle à son travail impressionniste, recherche le fugitif, la captation d’un moment précis, notamment dans ses scènes de marché ou dans ses représentations de personnages au travail ou à la toilette.

Camille Pissarro, Foire de la Saint-Martin à Pontoise, 1879, 4è état n°1, Paris, BNF

Camille Pissarro, Foire de la Saint-Martin à Pontoise, 1879, 4è état n°1, Paris, BNF

Son goût pour le paysage est également prégnant. Si, à travers la gravure, la technique impressionniste faite de juxtaposition de petites touches est moins apparente, on la retrouve cependant dans quelques œuvres comme le Paysage en Long.

Camille Pissarro, Paysage en long, 1879, Pontoise, Musée Camille Pissarro

Camille Pissarro, Paysage en long, 1879, Pontoise, Musée Camille Pissarro

Dans ses scènes de ville, Pissarro aime à rendre l’ambiance populeuse des rues fréquentées par une société mixée : commerçants, artisans, bourgeois endimanchés… La série consacrée à la ville de Rouen fait aussi la part belle aux architectures anciennes, quelque peu de guingois, aux rues dont les pavés tordus et les échoppes aux devantures vieillottes rappellent l’ambiance de la Londres du début du 19ème siècle gravée par Gustave Doré (même si l’ambiance miséreuse rend l’œuvre de ce dernier nettement plus dramatique).

Camille Pissarro, Rue du Gros-Horloge, à Rouen, 1883, Paris, BNF

Camille Pissarro, Rue du Gros-Horloge, à Rouen, 1883, Paris, BNF

L’exposition permet de se rendre compte de la maitrise des volumes, des contrastes et des ambiances lumineuses dont fait preuve Pissarro.

Camille Pissarro, La ferme à Noël, Osny, 1884, Pontoise, Musée Camille Pissarro

Camille Pissarro, La ferme à Noël, Osny, 1884, Pontoise, Musée Camille Pissarro

L’exposition présente en tout plusieurs centaines de gravures de petit format provenant principalement des collections du musée Pissarro de Pontoise et de la Bibliothèque Nationale de France. A découvrir jusqu’au 11 juin 2017.

Camille Pissarro, Baigneuse mettant ses bas, 1895, Paris, BNF

Camille Pissarro, Baigneuse mettant ses bas, 1895, Paris, BNF

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