Yeats, Le sang et la lune

William Butler Yeats (1865-1939)

Le sang et la lune IV (extrait) :

« Sur les fenêtres brillantes et poussiéreuses viennent se coller
Et semblent se coller aux cieux inondés de clair de lune,
Des papillons, paons de nuit ou vanesses aux ailes d’écailles ;
Un couple de phalènes prend son vol.
Toutes les nations modernes sont-elles, comme la tour,
A demi mortes à leur cime ? Qu’importe ce que j’ai dit,
Car la sagesse appartient aux morts,
Incompatible comme elle l’est avec la vie ; et le pouvoir,
Comme tout ce qui est souillé de sang
Appartient aux vivants ; mais nulle tache
Ne peut venir souiller le visage de la lune
Quand elle s’est montrée dans sa gloire au sortir d’un nuage. »

Pieter Brueghel l'Ancien, la Tour de Babel, 1563

Pieter Brueghel l’Ancien, la Tour de Babel, 1563
« Toutes les nations modernes sont-elles, comme la tour,
A demi mortes à leur cime ? »

Une réflexion au sujet de « Yeats, Le sang et la lune »

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