Le temps du silence

Chères lectrices, chers lecteurs, chers lectaires

La Labyrinthèque a aujourd’hui des étagères bien remplies. Par ailleurs un nouveau projet me sollicite grandement et m’empêche de maintenir mon travail de publication. Pour autant, j’ai encore de nombreux articles dans les tiroirs, nul doute que la Labyrinthèque renaîtra un jour de ses cendres…

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Un poème de Gérard de Nerval

Chants élégiaques – Le 5 mai (extrait)

Le soleil s’est caché sous de sombres nuages

un vent précurseur des orages

glisse dans l’horreur des forêts,

du peuplier et du tremble,

on voit s’agiter les sommets

la crainte et l’effroi rassemblent

les timides oiselets ;

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Arnold Böcklin – L’idéal désabusé

Pour décrire l’oeuvre du peintre suisse Arnold Böcklin (1827-1901), l’oxymore n’est pas de trop.

Son œuvre conjugue en effet avec un appétit éclectique les scènes imaginaires et les corps aux défauts bien réels, la mythologie avec des relents de modernité, les paysages épanouis et les atmosphères morbides.

Arnold Böcklin, Moonlit landscape, 1849, collection privée
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Guillaume Apollinaire, Tristesse d’une étoile

« Une belle Minerve est l’enfant de ma tête
Une étoile de sang me couronne à jamais
La raison est au fond et le ciel au faîte
Du chef où dès longtemps Déesse tu t’armais


C’est pourquoi de mes maux ce n’était pas le pire
Ce trou presque mortel qui s’est étoilé
Mais le secret malheur qui nourrit mon délire
Est bien plus grand qu’aucune âme ait jamais celé


Et je porte avec moi cette ardente souffrance
Comme le ver luisant tient son corps enflammé
Comme au cœur du soldat il palpite la France
Et comme au cœur du lys le pollen parfumé »

Gerhard Richter, Constellation, 1970

C’est lundi que lisez-vous #20

Un petit point sur les lectures en cours à la mi-été !

Je me plonge dans la suite des aventures du Bâtard de Kosigan de Fabien Cerutti ; Le Marteau des Sorcières. Toujours aussi bien écrit, l’alternance des protagonistes et des intrigues est maîtrisée, l’univers soigné et hyper crédible. Par rapport aux deux précédents tomes, il me semble cependant que l’intrigue met plus longtemps à se développer, les personnages se confiant davantage sur leurs impressions et sentiments.

En parallèle, je lis Le tome 1 de la Légende de Drizzt de R.A. Salvatore, en allemand. A vrai dire plus pour travailler la langue que pour l’histoire, un ultra classique de fantasy sans grand intérêt (un mage manipulé par une relique extra-planaire décide de conquérir le monde et les gentils doivent l’arrêter, en gros…).

Enfin j’ai entamé le tome 1 de Troie de David Gemmell. La plume de l’auteur, que je connais déjà, est très plaisante, et l’intrigue comme toujours finement ciselée. Les personnages bien caractérisés captent aisément notre attention. Un bon moment de lecture en perspective !

Au registre des lectures terminées, encore un tome de la saga Frère Cadfaël haut en couleurs avec Le champ du potier, très bon policer d’Ellis Peters, et le second tome d’Angélique d’Anne Golon, La fiancée vendue. Un roman historique bien documenté, à l’écriture soignée et doublé d’une romance douce mais PAS mièvre, je recommande !

J.L. Borges – Fictions

Amateurs de science-fiction, de mythologie, de romans policiers et de philosophie, ce recueil de nouvelles est pour vous !

Chaque nouvelle raconte une invention littéraire issue de l’imagination foisonnante de Borges. Dans Tlon Uqbar Orbis Tertius, Borges raconte ainsi, de façon romancée, comment l’on invente un pays.

Dans les Ruines Circulaires, un homme s’imagine un fils qui prend corps tel un fantôme, mais doit bientôt se questionner sur sa propre nature, tout aussi incertaine.

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